Préservation du cadre de vie

Territoires exclus

L’adoption par la Wallonie d’objectifs ambitieux en termes de développement éolien va de pair avec une réflexion sur la préservation et la protection de la qualité de vie des citoyens.

Afin de limiter les impacts acoustiques et visuels, les éoliennes ne peuvent être implantées dans certains périmètres directement liés au confort de vie, notamment dans les zones d’habitat, les zones de loisirs, ou les zones naturelles.

Les zones forestières sont également exclues, à l’exception des forêts de résineux pauvres en biodiversité, et à la condition que les éoliennes soient implantées en continuité d’un parc existant ou d’un projet de parc situé en dehors de la zone forestière.

 

Confort acoustique

Afin de respecter la santé de chacun et de limiter au maximum leur impact acoustique, les éoliennes doivent être implantées moyennant une certaine distance par rapport à l’habitat et aux activités humaines.

Cette distance est actuellement fixée à quatre fois la hauteur totale de l’éolienne (pale à son apogée comprise). Elle tient compte des progrès technologiques, qui ont fait évoluer les éoliennes vers des rotors plus grands (généralement entre 100 m et 117 m de diamètre) et de génératrices plus puissantes (entre 2,3 et 3,4 MW pour la plupart). Toutefois, malgré cette évolution, les progrès accomplis en matière d’aérodynamique des pales et d’insonorisation des nacelles permettent d’ériger des éoliennes sensiblement plus performantes mais dont les niveaux de bruit émis sont comparables, voire même inférieurs à ceux des modèles précédents.

Au pied du mât, une éolienne émet un niveau sonore de l’ordre de 50 à 55 dB(A). A une distance de 450 à 500 mètres du mât, par vent fort, l’éolienne émet un bruit dont le niveau se situe entre 40 et 45 dB(A).

Le graphique ci-dessous permet de comparer le niveau acoustique des éoliennes à d’autres sources de bruit de notre vie quotidienne :

 

Confort visuel

L’impact visuel d’un objet, quel qu’il soit, est directement lié à sa taille et à la distance qui nous sépare de lui. Cette importance visuelle, appelée également prégnance, n’est pas proportionnelle à la distance : elle décroît très vite avec l’éloignement. C’est pourquoi les premières centaines de mètres de recul sont les plus importantes à prendre en compte dans l’évaluation de l’impact visuel des éoliennes.

Ainsi, une éolienne de 150 m de hauteur totale n’occupe qu’un angle de vision de 16° à 500 m de distance, alors qu’elle occupe un angle de 23° à 250 m de distance.

 

L'ensemble de ces mesures se retrouve dans le cadre de référence.