Intégration dans le paysage

La Wallonie vise une intégration paysagère harmonieuse des éoliennes. C’est pourquoi, dès 2001, la Wallonie a adopté la Convention européenne du paysage (aussi appelée Convention de Florence). L’objectif de cette convention ne vise pas à sanctuariser nos paysages exceptionnels, mais constitue un instrument de protection, de gestion, et d’aménagement de tous les paysages.


L’intégration paysagère des éoliennes occupe une place importante dans le Cadre de Référence (2013), en accordant la priorité aux parcs se composant de minimum 5 éoliennes. Si des parcs éoliens de plus petite taille doivent être envisagés, ils seront autorisés dans le souci de limiter le mitage de l’espace (occupation de l’espace rural par un certain nombre d’éoliennes isolées, donnant une impression peu harmonieuse de l’implantation des éoliennes) et pour autant qu’ils ne réduisent pas le potentiel global de la zone.


Afin qu’ils participent à la (re)composition d’un paysage, la disposition et l’agencement des parcs éoliens doivent mettre en valeur les caractéristiques du paysage et souligner ses lignes de force. Ainsi, ils souligneront la courbure d’une campagne, ou au contraire renforceront le côté rectiligne d’une infrastructure autoroutière.

Le phénomène de covisibilité

Le phénomène de covisibilité implique la présence de deux ou plusieurs parcs éoliens dans un même champ de vision. Ce phénomène est lié à l’inter-distance entre parcs éoliens, et est tributaire de différents paramètres tels que la topographie des lieux, la hauteur des éoliennes ou la végétation existante.

Lorsque cette inter-distance est trop limitée, elle peut entraîner une impression d’encerclement ou de saturation visuelle.

Selon le Cadre de Référence, la structure du parc en projet doit tenir compte de celle du parc voisin, et les incidences visuelles ainsi que les situations de covisibilité doivent être clairement analysées. Sauf lorsque les éoliennes sont implantées le long des autoroutes, une référence indicative à une inter-distance minimale de 4 km à 6 km, en fonction des résultats de l’étude d’incidence, sera prise en considération.

Un azimut (ou un angle horizontal) minimal sans éoliennes doit être préservé pour chaque village ; celui-ci sera d’au moins 130°, sur une distance de 4 km. Un examen de l’encerclement sera réalisé sur une distance de 9 km dans le cadre de l'étude d'incidence environnementale afin de veiller à la meilleure intégration paysagère possible vis-à-vis des villages concernés et à limiter, le cas échéant, les effets de l’encerclement sur cette distance.