Coût compétitif

Une éolienne est d’installation aisée, rapide, et ne nécessite aucun combustible pour son fonctionnement. En ramenant le montant de l’investissement à l’énergie produite sur 20 ans, le coût de production du kWh éolien se rapproche progressivement de celui du kWh au gaz. Il est sensiblement inférieur au kWh produit par une centrale nucléaire de 3ème génération (type EPR), et ce sans générer de problème de déchets à long terme.

A titre de comparaison, l’éolien garantit un approvisionnement énergétique dont les coûts sont bien maîtrisés, alors que ceux liés à l’énergie nucléaire font l’objet de nombreuses incertitudes. En effet, du fait de la complexification de la technologie, du renforcement des mesures de sécurité et de l’augmentation des primes d’assurances, les nouvelles centrales nucléaires (type Réacteur Pressurisé Européen - EPR) ont un coût de construction et d’exploitation plus élevé que les modèles précédents.

On peut dès lors conclure qu’avec la raréfaction des combustibles fossiles et nucléaire, et l’augmentation des prix qui en découlera, la probabilité que l’énergie éolienne devienne un jour le moyen de production électrique le meilleur marché est de plus en plus forte.

De plus, il convient de rappeler que les aides d’Etat octroyées à travers l’Europe aux énergies renouvelables ont été drastiquement revues à la baisse au cours de ces dernières années.

A travers leurs politiques de soutien à la production énergétique renouvelable, les pays européens visent à réduire leurs importations d’énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), soumises à de fortes fluctuations de prix sur les marchés internationaux. Les productions renouvelables se basent au contraire sur des ressources locales disponibles et sans prix d’achat (soleil, vent, eau) et permettent donc de maîtriser à long terme le prix de l’électricité.

Ces aides servent à lancer des filières (éolien, solaire, biomasse, etc.) et sont destinées, à terme, à disparaître. Ce n'est pas le cas des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), dont les filières sont déjà matures[1]

La Wallonie a elle aussi connu une évolution au fil du temps. Après les dérapages induits par des politiques très généreuses à l’égard de certaines filières (dont le photovoltaïque), les aides publiques se sont en effet muées en un soutien plus limité et plus ciblé. Cette nouvelle approche est appréciée par le secteur des énergies renouvelables.

 


[1] Mi-janvier 2015, Fatih Birol, chief economist de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), rappelait que 550 milliards $ de subsides dans le monde sont accordés au pétrole, ce qui est quatre fois plus que les subsides attribués aux énergies renouvelables.